À Ipécom Paris, les sciences se comprennent aussi par la manipulation. Lors d’activités menées en SVT par Karine Sabourdy, professeur de sciences, les élèves ont travaillé sur deux expériences complémentaires : extraire l’ADN de cellules de banane et observer l’organisation d’un poisson vertébré.
Ces séances montrent une même idée : pour apprendre le vivant, il ne suffit pas de lire un schéma. Il faut observer, manipuler, décrire, nommer, comparer et relier ce que l’on voit aux notions du cours.
L’essentiel
- Discipline : SVT – Sciences de la Vie et de la Terre.
- Niveau : collège, avec des activités menées dans l’esprit des Classes Flash et Éclair.
- Activités : extraction d’ADN de banane et observation d’un poisson vertébré.
- Objectif scientifique : comprendre la cellule, l’ADN, l’organisation d’un vertébré et les grandes fonctions du vivant.
- Objectif pédagogique : apprendre à observer, manipuler, décrire, nommer et relier une observation à une notion du cours.
- Encadrement : séance menée par Karine Sabourdy, professeur de sciences à Ipécom Paris.
Deux expériences de SVT pour rendre le vivant concret
En SVT, certaines notions sont abstraites pour les collégiens : la cellule, le noyau, l’ADN, les organes, les grandes fonctions du vivant. L’expérimentation permet de rendre ces notions plus accessibles. Les élèves ne se contentent plus d’apprendre une définition : ils voient, manipulent et mettent des mots précis sur ce qu’ils observent.
Cette approche est particulièrement adaptée aux parcours du collège Ipécom Paris, notamment en Classe Flash et en Classe Éclair, où les petits effectifs permettent un accompagnement plus direct et une vraie participation de chacun.
| Activité | Notion travaillée | Ce que les élèves comprennent |
|---|---|---|
| Extraction d’ADN de banane | Cellule, noyau, ADN | L’ADN peut être mis en évidence par une manipulation simple et rigoureuse. |
| Observation d’un poisson vertébré | Organisation externe et interne d’un animal | Les organes sont liés aux grandes fonctions du vivant : respiration, circulation, digestion, reproduction, déplacement. |
Extraire l’ADN de banane : rendre visible ce qui est dans la cellule
L’extraction d’ADN de banane est une expérience très parlante pour les collégiens. Elle permet de comprendre qu’une cellule contient une information biologique, située notamment dans le noyau. La banane est d’abord écrasée, puis mélangée à une solution contenant du sel et du liquide vaisselle. Ce mélange aide à rompre les membranes cellulaires et à libérer le contenu des cellules.
Le mélange est ensuite filtré. L’ajout d’alcool permet alors de faire précipiter l’ADN. Celui-ci devient visible sous la forme de filaments blanchâtres, parfois comparés par les élèves à une petite méduse. Une notion qui semblait invisible dans le manuel prend alors une forme observable.
L’intérêt pédagogique est fort : les collégiens comprennent que la science ne consiste pas seulement à retenir un résultat, mais aussi à suivre un protocole, à observer ce qui se produit et à interpréter correctement ce que l’on voit.
Observer un poisson vertébré : comprendre l’organisation du vivant
L’observation d’un poisson vertébré permet de travailler une autre notion essentielle : l’organisation d’un vertébré. Les collégiens identifient d’abord l’organisation externe : la tête, le tronc, la queue et les nageoires. Ils peuvent ensuite relier cette forme générale au mode de déplacement de l’animal.
L’observation interne permet d’aller plus loin. Les élèves repèrent les principaux organes et comprennent leur rôle : le cerveau dans la tête, les branchies pour la respiration, le cœur pour la circulation, l’appareil digestif pour la nutrition, l’appareil reproducteur, les muscles et les nageoires pour le mouvement.
Ce travail permet de passer d’une observation spontanée — « qu’est-ce que je vois ? » — à une observation scientifique : « comment nommer précisément cet organe ? à quelle fonction correspond-il ? comment l’organisme est-il organisé ? »

Observer, manipuler, nommer : une vraie démarche scientifique
Ces séances de SVT développent plusieurs compétences importantes au collège. Les collégiens apprennent à respecter un protocole, à manipuler avec soin, à travailler en binôme ou en petit groupe, à utiliser un vocabulaire précis et à reformuler ce qu’ils ont compris.
- Observer : regarder attentivement avant de conclure.
- Décrire : dire ce que l’on voit avec des mots justes.
- Nommer : utiliser le vocabulaire scientifique adapté.
- Relier : associer un organe, une structure ou une observation à une fonction biologique.
- Comprendre : transformer une manipulation en connaissance durable.
Cette démarche est précieuse pour les élèves : elle les aide à prendre confiance, à poser des questions et à comprendre que la science se construit à partir de faits observés, et non à partir d’une simple récitation.
Pourquoi les petits groupes changent l’apprentissage des sciences
Chez Ipécom, les petits effectifs permettent de donner une place réelle à chaque enfant. Dans une séance expérimentale, cela change beaucoup de choses : chacun peut manipuler, voir de près, demander une explication, recommencer un geste, formuler une hypothèse ou verbaliser son observation.
Cette proximité avec l’enseignant rend les sciences plus accessibles, y compris pour les collégiens qui ont besoin d’être rassurés avant de manipuler ou qui comprennent mieux lorsqu’ils passent par le concret.
Situé à Paris 16e, près de la Mairie du 16e et de l’avenue Victor Hugo, le collège privé Ipécom Paris accueille des élèves de Paris et de l’ouest parisien, notamment de Neuilly-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Suresnes, Courbevoie et Levallois-Perret.
Une séance qui relie cellule, ADN et organisation du vivant
Cette séance de SVT s’inscrit dans une continuité pédagogique déjà présente à Ipécom Paris. L’établissement avait notamment présenté une activité de dissection de poissons en Classe Flash, centrée sur l’observation d’un vertébré, ainsi qu’une expérience d’extraction d’ADN de banane en classe de Seconde.
Le présent article ne répète pas ces deux contenus : il les relie. Il montre comment les élèves passent progressivement de la cellule à l’organisme, de l’ADN à l’organisation d’un vertébré, et de la manipulation concrète au raisonnement scientifique.
Cette approche permet aussi de mieux comprendre le rôle de la SVT au collège : apprendre à observer le vivant, à utiliser un vocabulaire précis, à suivre un protocole et à expliquer ce que l’on voit avec méthode.
Apprendre les sciences autrement au collège
Une expérience de SVT réussie ne se mesure pas seulement à ce que les élèves ont vu. Elle se mesure à ce qu’ils sont capables d’expliquer ensuite : pourquoi on utilise certains produits, ce que l’alcool met en évidence, comment un vertébré est organisé, ou encore pourquoi un organe correspond à une fonction.
À travers ces activités, les collégiens comprennent que la science est une démarche : on observe, on manipule, on se trompe parfois, on précise son vocabulaire, puis on construit une explication plus rigoureuse.
Ce que cette séance révèle de la pédagogie Ipécom
Cette activité illustre une caractéristique importante de l’enseignement au collège Ipécom Paris : les élèves ne restent pas spectateurs du cours. Ils manipulent, observent, formulent ce qu’ils comprennent et apprennent à passer d’une impression immédiate à une explication scientifique structurée.
Le rôle de l’enseignante est essentiel : guider le geste, sécuriser la manipulation, faire préciser le vocabulaire, corriger les approximations et aider chaque élève à relier l’expérience aux notions du programme. En petit groupe, ce travail peut se faire plus directement, avec davantage d’échanges et de reformulations.
Cette démarche rejoint les attendus de l’enseignement scientifique au collège : observer, pratiquer des démarches scientifiques, utiliser des méthodes de travail et comprendre le vivant à partir de situations concrètes. Pour aller plus loin, Édubase / Éduscol propose également des ressources pédagogiques en SVT cycle 4 autour de la génétique et des démarches scientifiques.
Consulter une ressource Édubase sur la génétique en cycle 4
FAQ – SVT, ADN et observation du vivant au collège
Quel est l’intérêt d’extraire l’ADN de banane en SVT ?
L’extraction d’ADN de banane permet de rendre visible une notion abstraite : l’ADN contenu dans les cellules. Les élèves suivent un protocole simple, filtrent le mélange, puis observent la précipitation de l’ADN grâce à l’alcool.
Pourquoi observer un poisson vertébré au collège ?
L’observation d’un poisson permet de comprendre l’organisation générale d’un vertébré : tête, tronc, queue, nageoires et organes internes. Les élèves relient ensuite chaque organe aux grandes fonctions du vivant, comme respirer, circuler, digérer, se reproduire ou se déplacer.
Ces activités sont-elles adaptées aux élèves sensibles ?
Oui, lorsqu’elles sont encadrées avec méthode et bienveillance. Les élèves sont accompagnés, les règles d’hygiène sont rappelées et chacun peut progresser à son rythme. L’objectif n’est pas de choquer, mais de comprendre le vivant par l’observation scientifique.
Quel rôle jouent les petits groupes dans ce type de séance ?
Les petits groupes permettent à chaque élève de manipuler, d’observer de près, de poser des questions et de reformuler ce qu’il comprend. L’enseignant peut corriger les gestes, préciser le vocabulaire et accompagner les élèves plus directement.
Quelle différence avec les anciens articles d’Ipécom sur le poisson et l’ADN de banane ?
Les anciens articles présentaient séparément la dissection de poissons en Classe Flash et l’extraction d’ADN de banane en Seconde. Ce nouvel article met en avant une démarche plus large : apprendre les sciences par l’expérimentation, de la cellule à l’organisation d’un vertébré.
Articles connexes
Accès rapide
Tous les parcours Ipécom, du collège à la prépa.







