Brevet 2027 : ce qui change en maths et comment s’y préparer

Collégienne en style pop art montrant une bulle « Nouveautés brevet en mathématiques », à côté de « Brevet 2027 ».

L’épreuve de mathématiques du brevet évolue en 2027. Les élèves devront mobiliser un éventail plus large de connaissances dans la partie sans calculatrice, répondre à une question de cours et construire leurs réponses sans QCM. Ces changements renforcent certaines exigences. Pour comprendre ce qu’ils impliquent, il faut les distinguer des nouveautés déjà appliquées en 2026 et regarder les sujets officiels de référence.

Rédaction : équipe d’Ipécom Paris. Informations vérifiées le 23 octobre 2026 à partir des textes officiels et des ressources académiques. Relu par Annie Reithmann, chef d’établissement d’Ipécom Paris.

Ce qui change en mathématiques au brevet 2027

Une première partie élargie aux applications directes du cours

Les 20 minutes sans calculatrice existent depuis la session 2026. En 2027, cette partie s’intitule « automatismes et applications directes ». Elle peut demander l’utilisation immédiate d’une propriété, d’une formule ou d’un théorème du cycle 4.

Les précisions de l’inspection générale, relayées par l’académie de Normandie, indiquent qu’il n’y aura plus de liste d’automatismes et que cette partie pourra porter sur l’ensemble du programme du cycle 4. Réviser quelques séries de calculs ne suffira donc pas à couvrir toutes les questions possibles.

Des réponses à produire, sans questionnaire à choix multiples

La première partie comporte des réponses courtes à formuler. Dans la seconde, le Bulletin officiel applicable à la session 2027 exclut désormais les QCM. L’élève doit produire sa réponse et, lorsqu’une justification est attendue, expliquer la démarche qui y conduit.

Une question de restitution des connaissances

La même ressource académique précise qu’une question de restitution de connaissances sera présente. Les deux sujets de référence en donnent des exemples : définir une hauteur dans un triangle pour le premier, expliquer ce qu’est un antécédent par une fonction pour le second. Il faut donc savoir formuler les notions apprises, en plus de les utiliser.

Des attentes plus explicites pour la rédaction

La qualité de la rédaction était déjà évaluée sur deux points dans la définition de l’épreuve de 2026. Les textes de 2027 précisent les dimensions observées : orthographe, construction des phrases, vocabulaire et organisation du raisonnement. En mathématiques, ces deux points sont inclus dans les 14 points de la seconde partie. Ils ne s’ajoutent pas au total de 20.

Une réponse lisible doit permettre de comprendre pourquoi une propriété s’applique et comment les calculs s’enchaînent. Notre article sur l’orthographe, la rédaction et la notation au brevet 2027 détaille ces critères dans les différentes matières.

Comment se déroulera l’épreuve de maths du brevet 2027 ?

La durée totale reste de deux heures. L’épreuve est notée sur 20, avec un coefficient 2. La répartition du temps et des points demeure celle mise en place en 2026.

Partie de l’épreuveDuréePointsCalculatrice
Automatismes et applications directes20 minutes6 pointsInterdite
Raisonnement et résolution de problèmes1 h 4014 pointsAutorisée

Les candidats utilisent deux copies différentes. La première est ramassée à la fin des 20 minutes, puis la seconde partie commence sans pause. Il faut donc s’entraîner à terminer et à vérifier ses réponses dans le temps de chaque partie. Ces modalités sont présentées sur la page Éduscol consacrée aux épreuves du DNB.

Ce que montrent les sujets officiels de référence

Les exemples ci-dessous proviennent des deux sujets publiés pour la série générale. Ils donnent des repères de préparation ; ce ne sont pas les sujets qui seront proposés le jour de l’examen.

Dans le premier sujet de référence, les questions sans calculatrice associent notamment calcul de fractions, puissances, calcul littéral et géométrie. Une question utilise une configuration de Thalès. Plus loin, l’élève doit définir une hauteur d’un triangle, puis mener des raisonnements géométriques. La maîtrise du cours intervient donc à plusieurs moments de l’épreuve.

Le second sujet comporte une factorisation à l’aide d’une identité remarquable et une lecture de rotations. Dans un exercice de probabilités, deux méthodes sont demandées, dont une utilisant l’événement contraire. Un autre exercice demande de définir la notion d’antécédent, avant de l’appliquer à une fonction.

Ces exemples montrent l’intérêt de travailler les liens entre les notions. Reconnaître une formule, expliquer une définition et choisir une méthode demandent des entraînements différents.

L’épreuve de maths sera-t-elle plus difficile en 2027 ?

Les attentes sont renforcées sur plusieurs points précis. La partie sans calculatrice couvre davantage d’applications du cours ; la restitution des connaissances est annoncée ; les QCM sont écartés. Éduscol présente d’ailleurs les sujets de référence dans le cadre d’un renforcement du niveau d’exigence aux examens.

Cela peut rendre l’épreuve plus exigeante pour un élève qui reconnaît une bonne réponse parmi plusieurs propositions, mais peine à la construire seul. La difficulté peut aussi venir d’une définition mal comprise ou d’un calcul trop lent. À l’inverse, un élève qui travaille déjà son cours et rédige ses démarches retrouvera des habitudes utiles.

On ne peut pas annoncer à l’avance la difficulté exacte du sujet de juin 2027, ni une baisse des résultats. Le constat vérifiable porte sur les compétences attendues et sur la préparation qu’elles demandent.

Quel programme faut-il réviser pour le brevet 2027 ?

Pour les élèves de troisième de l’année 2026-2027, le programme de mathématiques du cycle 4 actuellement applicable reste la référence. Le nouveau programme publié en mars 2026 entre progressivement en vigueur : en cinquième en septembre 2026, en quatrième en septembre 2027, puis en troisième en septembre 2028. Ce calendrier figure dans l’arrêté du 18 février 2026.

Les révisions du brevet 2027 doivent donc reprendre les notions du cycle 4, qui comprend la cinquième, la quatrième et la troisième. Les changements de l’épreuve ne signifient pas que les candidats doivent apprendre par anticipation le futur programme de troisième.

Comment préparer les nouvelles exigences en mathématiques ?

Reprendre les définitions en les reliant à des exemples

Pour chaque chapitre étudié, l’élève peut écrire les définitions importantes sans regarder son cahier, puis les vérifier. Ajouter une figure ou un exemple numérique aide à contrôler le sens des mots. Pour une hauteur, par exemple, il faut préciser le sommet concerné et la perpendicularité à la droite qui porte le côté opposé.

Travailler sans calculatrice sur des exercices variés

Une séance courte peut mélanger fractions, équations et géométrie, selon les chapitres déjà abordés en classe. L’objectif est d’abord d’obtenir une réponse exacte et de comprendre les erreurs. Le chronomètre intervient ensuite, pour apprendre à répartir les 20 minutes sans précipitation.

Rédiger une solution avant de consulter la correction

Sur un problème, l’élève gagne à écrire une démarche complète : les informations retenues, la propriété utilisée et les étapes nécessaires. Comparer ensuite son texte à une correction permet de repérer un calcul faux, mais aussi une hypothèse oubliée ou un passage que le lecteur ne peut pas comprendre.

Utiliser les sujets de référence pour faire le point

Une fois les notions étudiées, ces sujets permettent d’observer les difficultés dans les conditions de l’épreuve. Après la correction, il est utile de distinguer une connaissance à reprendre d’une erreur de calcul ou d’un manque de temps. Le travail suivant peut alors porter sur un besoin identifié.

Un exemple d’entraînement sur le calcul littéral

Factoriser 4x² − 49. On reconnaît une différence de deux carrés : 4x² = (2x)² et 49 = 7². On obtient donc 4x² − 49 = (2x − 7)(2x + 7). Pour vérifier, on peut développer le produit. Cet exemple a été conçu pour cet article ; il ne provient pas d’un sujet officiel.

Travailler les mathématiques en troisième à Ipécom Paris

Les stages de mathématiques en troisième à Ipécom Paris accueillent les élèves de l’établissement et ceux d’autres collèges, à Paris 16e, en groupes de 3 à 8. Selon la période, ils permettent de reprendre les notions déjà étudiées et de travailler les méthodes utiles au brevet. Le stage de Noël en troisième offre notamment un temps de révision après le premier trimestre.

La préparation intensive au brevet possède un programme distinct, consacré aux différentes matières de l’examen. Pour organiser les révisions dans l’année, consultez également les dates et horaires du brevet 2027.

Questions fréquentes sur les maths au brevet 2027

La calculatrice est-elle interdite pendant toute l’épreuve ?

Non. Elle est interdite pendant les 20 minutes d’automatismes et d’applications directes. Elle est autorisée pendant la seconde partie, qui dure 1 h 40.

Faut-il justifier toutes les réponses ?

Les sujets de référence ne demandent pas de justification dans la première partie. Dans la seconde, les réponses doivent être justifiées, sauf indication contraire de l’énoncé. Les essais et les démarches pertinentes peuvent être pris en compte même si la résolution n’aboutit pas.

Les élèves du privé hors contrat passent-ils la même épreuve de maths ?

Dans une même série, l’épreuve écrite de mathématiques est commune aux candidats scolaires et individuels. Les élèves du privé hors contrat présentent le brevet comme candidats individuels : leur résultat repose sur les épreuves écrites, avec une épreuve supplémentaire de langue vivante étrangère. La répartition 40 % de contrôle continu et 60 % d’épreuves terminales concerne les candidats scolaires. Voir les modalités officielles d’attribution du DNB.

Sources officielles

Actualités de l’éducation

Publié le 23 octobre 2026 à 15:47

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