Chaque année, le concours de poésie du collège Ipécom Paris s’impose comme un temps fort de la vie scolaire.
Un moment attendu.
Un espace de liberté.
Une scène où les mots prennent corps.
L’édition de cette année confirme une chose essentielle : la poésie n’est ni abstraite ni lointaine pour nos élèves. Elle est vécue. Écrite. Ressentie. Et parfois même dessinée, incarnée, questionnée.
Trois poèmes se sont distingués avec force.
Trois voix singulières.
Trois univers.
Ils ont été commentés, comme les années précédentes, par Charlotte Ansell, poétesse britannique et fidèle partenaire du concours, dont le regard précis et bienveillant accompagne les élèves dans leur progression.
Le concours a été mené et accompagné tout au long de l’année par M. Rodolphe Fonty, professeur au collège et lycée Ipécom Paris, dont l’engagement pédagogique et l’exigence bienveillante ont permis aux élèves d’explorer pleinement l’écriture poétique et l’expression orale.
Un concours qui valorise la pensée, pas seulement la forme
Au collège Ipécom Paris, le concours de poésie n’est pas un exercice décoratif.
Il s’inscrit dans une démarche pédagogique claire :
- encourager l’audace intellectuelle,
- développer la maîtrise de la langue anglaise,
- apprendre à structurer une pensée sensible,
- oser une vision personnelle du monde.
Ici, l’important n’est pas d’écrire « joli ».
L’important est d’écrire juste.
🏆 Premier Prix ex æquo – Louis (Transformation) et Raphaël (A Living Card)
Cette année, le jury a choisi un Premier Prix ex æquo. Une manière de distinguer deux forces complémentaires : la précision de l’écriture et la qualité de l’interprétation à l’oral.
Louis – Transformation
Le poème de Louis s’est imposé par la maturité de sa construction et la cohérence remarquable de sa métaphore filée.
La fleur, la racine et l’abeille composent un cycle du vivant profondément symbolique, porté par une langue précise et une vision étonnamment aboutie.
Charlotte Ansell souligne la sophistication du propos et la force de certaines images, notamment cette chute saisissante :
“The flower falling like a corpse is a powerful line too.”
Elle note aussi qu’un détail pourrait encore renforcer le texte : nommer précisément la fleur, afin d’aiguiser l’image et de « resserrer » la poésie.
Le poème de Louis est présenté ci-dessous dans sa version originale manuscrite, accompagné de la retranscription du texte.

Transformation
How peaceful the flower is
as if it was in heaven.
The root bring life to it as if
it was its mother.
Bumble bees buzz around
the blue flower as if they were
their children.
And the flower falls faintly like
a corpse.
The bees drink the sweet
nectar and bring it back to
the hive.
By Louis
Raphaël – A Living Card
Raphaël a écrit un poème surprenant, presque surréaliste, qui se démarque par son audace. Et cette audace s’est révélée pleinement lors de la lecture à voix haute : sa prestation orale a fait la différence.
Charlotte Ansell décrit un texte « striking in its surprises », qui retient l’attention précisément parce qu’il ne cherche pas à tout expliquer. L’image centrale — « the singing card in the sunlight at the sand beach » — dérange légèrement, et c’est ce décalage qui oblige le lecteur à s’arrêter.
“The central image (…) seems not to quite make sense and therefore it makes the reader sit up and take notice and try to puzzle this out.”
Elle salue aussi la précision du décor, ainsi que le ton conversationnel, soutenu par des questions bien placées — une écriture qui assume sa singularité, et qui, à l’oral, a su emporter l’adhésion.
Le poème de Raphaël est présenté ci-dessous dans sa version originale, accompagné de la retranscription du texte et de son illustration.
A Living Card
By Raphaël
Card where are you?
Where is it hiding?
Oh! It’s a very good singer.
I can hear it.
Can you hear it too?
Singing a song.
in the sunlight.
At the sand beach.
Here it’s hiding.
Next to this stone.
Now I can play with it.
And my friends too.
Let us play until midnight.
……
Now it’s time to sleep.
Goodnight my card.

🎭 Une décision qui affirme l’importance de l’oral
Ce Premier Prix ex æquo reflète pleinement l’esprit du concours de poésie du collège Ipécom Paris.
La poésie n’est pas seulement écrite.
Elle est dite.
Portée.
Incarnée.
Récompenser à la fois la qualité littéraire et la performance orale, c’est affirmer une pédagogie exigeante et actuelle, où les élèves apprennent à maîtriser la langue dans toutes ses dimensions.
🌸 Mention artistique – Inès, The Little Roses
Dès le premier regard, le poème d’Inès se distingue.
L’alliance du texte et de l’image
Une écriture soignée.
Des illustrations délicates.
Un ensemble harmonieux.
Le poème est visuellement beau.
Mais il ne s’arrête pas là.
Un travail riche en images poétiques
Inès utilise de nombreuses comparaisons :
- les roses rouges comme des fraises,
- les roses roses comme des framboises,
- le soleil comme les fleurs de mimosa.
Charlotte Ansell apporte ici une remarque fine :
“Similes work better when there is more of a contrast between the two things being compared.”
Mais elle souligne surtout ce qu’Inès réussit très bien : mobiliser les sens et rendre la scène vivante, jusqu’à ce retournement final, légèrement grinçant.
“(…) there is a surprising turn in the last line (…) when the speaker falls asleep ‘mocked by the wind’.”
La douceur bascule.
Le paysage idyllique se fissure.
Et c’est précisément ce contraste qui donne au poème sa profondeur.
Le poème d’Inès est présenté ci-dessous dans sa version originale illustrée, accompagné de la retranscription du texte.

The Little Roses
I was walking in the countryside,
The sky was blue with white clouds,
The sun was as yellow as mimosa flowers.
And I suddenly saw the roses,
The red roses as red as strawberry,
The pink roses as pink as raspberry,
The white roses as white as snow.
I wanted to smell them:
They smelled of red berries,
That smell of the countryside in spring.
They were so sweet and fragrant
I wanted to stroke them.
I felt like sleeping,
I slowly fell asleep, mocked by the wind.
Le regard de Charlotte Ansell : exigence et bienveillance
Comme chaque année, les commentaires de Charlotte Ansell ne se contentent pas d’évaluer.
Ils enseignent.
Ils montrent aux élèves que :
- la poésie est un travail,
- la précision compte,
- l’originalité se construit,
- la sensibilité peut être analysée sans être dénaturée.
Un regard rare.
Et précieux.
Une pédagogie qui donne du sens à l’écriture
Ce concours illustre parfaitement l’approche du collège Ipécom Paris.
Ici, l’anglais n’est pas une matière isolée.
C’est un outil d’expression.
Un espace de création.
Un moyen de penser autrement.
Les élèves apprennent à :
- structurer une idée,
- défendre une vision,
- accepter la critique constructive,
- affirmer une voix personnelle.
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Félicitations à tous les participants
Au-delà des lauréats, chaque élève ayant participé au concours mérite d’être salué.
Écrire un poème demande du courage.
Le partager en demande encore plus.
Ces textes témoignent d’une chose essentielle :
la poésie est bien vivante.
Et elle se construit, chaque jour, dans les salles de classe.
Nous avons déjà hâte de découvrir les voix poétiques de l’an prochain.
Un aperçu de notre programme bilingue

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