Confiance en soi et plaisir d’apprendre à l’école

confiance en soi et plaisir d'apprendre


La confiance en soi et plaisir d’apprendre sont deux éléments moteurs indispensables à l’élève pour construire sa personnalité, son parcours scolaire et sa vie professionnelle. Ces deux termes, loin de s’exclure mutuellement, sont totalement solidaires et complémentaires.

Si nous analysons ces éléments et parvenons à les définir on s’aperçoit que l’estime de soi induit l’acceptation de “ce que je suis” et corollairement, des atouts, des limites et des difficultés. Notre propos indique donc que l’effort et la détermination sont nécessaires pour évoluer, et que l’échec n’est pas une fatalité. Ainsi l’insuffisance de l’effort doit être analysée sous un angle différent.

Qui dit effort, dit aussi investissement de soi, et qui dit investissement de soi dit confiance en soi.

Confiance en soi et plaisir d’apprendre sont 2 conditions essentielles dans le travail. Ces éléments, essentiels de toute éducation, doivent être éduqués dès le plus jeune âge. Ipécom Paris, dans sa démarche auprès des élèves poursuit cet objectif.

La confiance en soi

La confiance en soi, suppose une conscience de ses forces, de ses capacités intellectuelles, émotives et physiques. Elle suppose aussi la connaissance de ses limites personnelles et de ses difficultés pour faire face aux enjeux du quotidien que ce soit dans sa vie scolaire ou privée.

L’estime de soi représente une valeur positive qu’on se reconnaît d’avoir, en tant qu’individu. Cette confiance peut être cyclique, parfois instable et sans doute variable, à l’image de la vie. Mais celui qui la possède considère que ce qu’il est, comme ce qu’il produit, vaut le coup d’être fait. Cela, qu’il y ait des réussites ou des échecs, ce n’est pas là le sujet.

Motivation, action et confiance en soi

Ce qui compte c’est l’acte, la réalisation. Cela suppose à la fois la motivation mais aussi l’idée, qu’en tant qu’individu, je peux le faire.

Rappelons que dans motivation il y a “mettre en mouvement”. En effet, la motivation, et plus particulièrement la motivation scolaire, se définit comme un phénomène dynamique. Il a source dans les perceptions qu’un élève a de lui-même et qui l’amène à choisir de s’engager dans une activité scolaire et par la suite de persévérer dans son accomplissement. Ce sont les perceptions de soi positives qui font avancer dans la réalisation de ses désirs. Désir d’être, avant le désir d’avoir.

S’engager, c’est être dedans, c’est agir quel que soit le résultat. C’est aussi avoir envie de se battre, de faire, de prendre des risques certes mesurés, calculés d’aller vers l’inconnu. C’est, par conséquent, se confronter à la réalité, quelle que soit la difficulté du but à atteindre.

Le développement de la motivation

Les axes pour développer cette motivation, aussi bien en tant que parents qu’enseignants, sont de plusieurs ordres, mais tous témoignent du respect et bienveillance que l’on porte à l’autre. Parmi les mesures pratiques pour avoir confiance en soi nous pouvons citer :

  • Le respect et l’application des règles. Elles permettent de prendre de bonnes habitudes et soutiennent l’effort quand, parfois, la motivation et la volonté vacillent.
  • La capacité d’écoute et de compréhension de ce qui est dit. Cela implique humilité et acceptation de ce que nous ne savons pas encore.
  • L’apprentissage à s’exprimer avec rigueur et calme en canalisant ses émotions.
  • Le respect de l’élève dans sa personnalité et sa singularité par un accompagnement individuel.
  • L’encouragement à s’ouvrir aux autres pour se découvrir et accepter les différences.
  • Pratiquer la responsabilisation et l’estime de l’élève en favorisant l’effort constant et la ténacité. C’est une démarche créative qui allie courage et coopération.
  • Valoriser les efforts et les succès de chacun en veillant à maintenir un comportement adéquat.
  • Maintenir un corps professoral impliqué et stable qui œuvre à une pédagogie commune.
plaisir d'apprendre

Le plaisir d’apprendre

Le plaisir d’apprendre est lié de façon intrinsèque au sens : sens donné à l’action, sens donné à l’objectif (rappelons que sens veut dire à la fois direction et signification).

Mais il est important de savoir que le sens se construit, s’élabore et qu’il ne va pas de soi.

Ce sens peut se construire à partir d’une histoire humaine individuelle, collective ou sociétale. Il parle à nos valeurs et à nos traditions. Il se construit essentiellement dans une relation à l’autre, avec les parents, les amis ; et à l’école entre l’élève et le professeur.

Derrière ce sens, se cache aussi le désir. Désir déjà existant qui donne sens à la réalisation et à l’effort : pourquoi faire et parcourir ce chemin ingrat et semé d’embûches, si c’est difficile et pourquoi endurer ? Où se trouve le plaisir ? Est-ce dans la fin recherchée, dans l’objectif, ou dans les valeurs que transmet cette action c’est-à-dire dans l’autonomie, la responsabilité et dans l’autodétermination ?

N’est-ce pas dans l’intérêt même de l’action et sa possible réussite, grâce à l’efficience de l’action qui peut dès lors être reproduite et dans la fierté d’avoir réalisé quelque chose en comptant sur ses propres forces ? L’élève ne vise pas alors moins le résultat de l’évaluation (bien qu’il demeure important) autrement dit la note qu’à acquérir, plutôt, des savoirs parce qu’il a compris que là réside le plaisir du processus de réalisation. Joseph Beuys, un artiste allemand écrivait « tout homme est un artiste ». Il ne parlait pas de la beauté mais plutôt de la réalisation, du processus créateur qui se réalise quel que soit le métier, ou pour le dire avec Nietzsche “devient ce que tu es.” Toutes ces définitions introduisent des problématiques qui guident nos exigences.

Pourquoi apprendre ?

La question peut sembler banale mais aujourd’hui il suffit d’un clic pour avoir des informations ! Or, comme vous le savez, une information n’est pas un savoir, c’est juste un fait, ou même juste une opinion. Pour démêler l’information il faut justement avoir un savoir, avoir des connaissances afin de ne pas être manipulé.

Le plaisir d’apprendre, ou cette soif de savoir que nous découvrons souvent chez les jeunes enfants, si elle est valorisée et entretenue permet à celui-ci de prendre confiance en soi et d’emprunter des chemins escarpés et parfois difficiles pour arriver au résultat.

Il va sans dire que c’est cette force d’endurance qui anime tout travail et que le pédagogue doit rechercher et entretenir dans l’apprentissage des savoirs indispensable au goût du travail.

Les conditions pour apprendre

Pour apprendre, il faut cependant accepter certains points :

  • Reconnaître, honnêtement, qu’on ne sait pas tout et que l’on est là pour apprendre. C’est accepter de se confronter à ses peurs et à ses frustrations, c’est accepter aussi de se tromper, de faire des erreurs…
    Sans lesquelles il n’est pas possible de progresser et qui, paradoxalement, sont sources de motivation.
  • Si apprendre est avant tout un effort personnel, il ne se passe pas pour autant du rapport aux autres. En effet, c’est en échangeant et en confrontant avec les autres que l’on prend conscience de ce que l’on sait et de ce que l’on ignore. On conçoit donc nos limites dans l’échange mais aussi le plaisir d’apporter sa contribution aux savoirs d’autrui.

De cette double prise de conscience, naît le désir et la joie d’apprendre. Lecture et réflexion nourrissent la curiosité et l’envie d’en savoir toujours plus. Un cercle vertueux s’instaure alors.

Déjà Lagarde et Michard en faisaient leur leitmotiv ! C’est dans ce sens qu’un jeune devient entrepreneur de son travail et de sa propre vie avec fierté et estime de soi.

Toute l’équipe d’Ipécom Paris a cet objectif d’insuffler la confiance en soi à l’élève, de lui inculquer le plaisir du travail, goût du savoir, et l’acceptation de l’effort et de l’endurance.

Pour l’année scolaire 2022-2023 nous inaugurons une classe de 6e/5e EIP bilingue français – anglais.

classe de collège bilingue

Par Alexandre Palmieri Annie Reithmann

Professeurs à Ipécom Paris

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